Coaching

  • Les services numériques sont totalement imbriqués tant dans notre vie quotidienne que professionnelle Leur utilisation peut à la fois nous libérer et nous asservir.
  • Quelqu’en soit la raison, si l’on n’est pas satisfait par ses usages des technologies, on peut se faire aider par un coach spécialisé sur la gestion des technologies.
  • En utilisant notamment des techniques comme celles issues de la PNL, le coach peut vous accompagner pour :
    • Instaurer un dialogue autour du numérique
    • Identifier votre relation individuelle au numérique et évaluer vos pratiques info-communicationnelles
    • Prendre conscience de vos usages numériques inadaptés
    • Travailler sur votre manière de gérer intellectuellement, émotionnellement la réalité face à laquelle vous vous trouvez
    • Modifier concrètement la situation qui pose problème
    • Donner les outils pour parvenir à ne pas se laisser submerger par les services numériques
    • Accompagner en mettant l’accent sur des croyances qui contredisent, informent ou l’emportent sur le comportement inadapté

Valeur ajoutée du coaching

  • Le coaching est un processus par lequel un accompagnateur et un client se rencontrent dans le cadre d’entretiens individuels dans le but de développer chez le client des habiletés accrues.
  • Le coaching permet de prendre un recul, de réfléchir et développer des nouvelles compétences.
  • Un coach vous écoute pour découvrir ce que vous voulez obtenir. Il vous aide ensuite à détecter les obstacles à l’atteinte de 
l’objectif.
  • Le coach ne cherche pas à promouvoir l’abstinence numérique mais juste la résilience.
  • Le coach peut vous aider à vous fixer des moments, des règles de vie numérique. Si vous ne pouvez absolument pas décrocher, vous pourez toujours expérimenter des thérapies brèves qui permettent de venir à bien des phobies et  des addictions comportementales.
  • Un coach peut vous aider à surmonter ce point de basculement qui signale un changement d’un comportement quotidien bénin pour un comportement addictif où vouloir (physiquement et / ou psychologiquement) a remplacé le goût comme motivation[1].
  • Un coach peut vous aider à formaliser vos critères capables de vous avertir de l’instant où vous passez le seuil de déclenchement des usages inadaptés ou insatisfaisants.
  • Le coach peut aider à modifier la perception que nous avons de nos usages numériques en fonction de nos besoins.
  • Les coachs accompagnent leurs clients à commencer à «rediriger» leurs comportements impulsifs, afin que les gens puissent apprendre à contrôler leurs envies.
  • Le coach peut nous aider à creuser pour comprendre ce que l’on recherche dans certains usages. Par exemple, les hommes voient souvent le smartphone principalement comme une technologie habilitante qui augmente principalement l’indépendance, alors que beaucoup de femmes le voient plutôt comme un outil de connexion avec son environnement social[2].
  • Le coach pourra vous aider à découvrir si vos usages inadaptés sont en fait une tentative d’échapper à un autre problème plus important, comme l’ennui, la faible estime de soi, les problèmes relationnels, etc.

Initiatives possibles

  • Les conseils pratiques ne vous aident qu’à clarifier une situation et à conseiller la meilleure option disponible. Un coach peut vous enseigner certaines techniques et vous écouter patiemment lorsque vous discutez de vos peurs.
  • Certaines personnes peuvent peuvent chercher à ridiculiser votre technophobie mais un conseiller va valider vos peurs et vos émotions. Cela suffit pour vous aider à commencer à apporter des changements positifs dans votre vie.
  • Il est toujours intéressant de clarifier la valeur des réseaux sociaux dans notre vie car cela permet de savoir si nos comportements correspondent vraiment à nos aspirations. Faites deux listes. Une liste indique comment les réseaux sociaux ajoute à la qualité de votre vie. La deuxième liste décrit comment certains aspects des réseaux sociaux nuisent à la qualité de votre vie. Puis relisez la à tête reposée et voyez si des adaptations sont à effectuer.
  • Vous pouvez aussi évaluer la quantité de temps que vous passez sur les réseaux sociaux. Prenez note de la fréquence à laquelle vous vous connectez, de la durée de votre connexion et de ce que vous faites (par exemple, publier, commenter, lire des nouvelles, des jeux, etc.). Statistiquement, vous serez sans doute étonné par les centaines de fois où vous touchez votre smartphone.
  • Faites une liste des choses que vous ne faites plus à cause des réseaux sociaux. Qui ne négligez-vous pas à cause de Facebook? Quels hobbies, intérêts, sports, ou d’autres activités avez-vous perdu d’intérêt en raison de la quantité de temps que vous dépensez sur les réseaux sociaux?
  • Demandez à d’autres personnes (amis proches, famille) comment ils ressentent le temps que vous passez sur les réseaux sociaux. Votre relation avec cette personne pourrait-elle s’améliorer si vous réussissez à réduire le temps que vous passez sur Facebook?
  • Définissez une durée de temps prédéterminée pour les réseaux sociaux par jour. Pour la plupart des gens, 60 à 90 minutes par jour sont plus que suffisant. Installez sur votre smartphone une app qui vous permet de limiter votre usage d’un service spécifique tout en vous signalant votre consommation effective. Une solution logicielle peut par exemple vous permettre d’accéder à Facebook uniquement pendant les heures spécifiées – ce qui est une fonctionnalité intéressante si votre plan consiste à continuer à l’utiliser avec modération.
  • Combien d’applications avez-vous installées sur votre compte Facebook? Supprimez la plupart de vos applications qui vous font perdre du temps.
  • Pour apprendre que votre vie ne dépend pas de Facebook ou d’un autre réseau social, donnez-vous un week-end complet sans Facebook. Modifiez votre mot de passe pour une longue séquence de lettres et de chiffres. Écrivez ce mot de passe et laissez-le dans un endroit sûr qui n’est pas facile d’accès pendant le week-end. Cela peut être difficile, mais vous allez passer le week-end sans vous connecter à Facebook.
  • Faites le ménage dans votre compte, séparez-vous de ces «amis» qui fouinent sur votre page Facebook et d’autres amis d’amis que vous ne connaissez même pas. Votre timeline n’en sera que plus attrayante!
  • Lorsque vous vous connectez les réseaux sociaux, définissez un rappel externe pour votre temps alloué. Cela peut être une minuterie sur votre ordinateur ou une minuterie physique.
  • Limitez le nombre de flux automatiques et les notifications que vous recevez.
  • Désactiver les notifications par courrier électronique. Demandez à vos amis d’utiliser un courrier électronique, un texte ou un téléphone traditionnel s’ils ont un message important.
  • Vérifiez la confidentialité de vos publications et données personnelles dans les paramètres de Facebook. Par défaut, les paramètres sont assez laxiques.
  • Décortiquez tout ce qui attire votre attention, en vous demandant dans quelle mesure telle ou telle information vous permettra d’évoluer, d’atteindre vos objectifs.
  • Faites attention et notez à l’intérieur chaque fois que vous sentez l’impulsion de vérifier un de vos appareils.
  • Il faut prendre du recul et identifier l’environnement dans lequel l’usage inadéquat des écrans a lieu. En prenant du recul, on peut percevoir le cadre de vie de manière réaliste.
  • Face à la multitude d’activités numériques, il est important d’organiser un équilibre adapté. En terme d’usage des écrans numériques, cela implique de prendre conscience de certaines règles de vie afin de gérer concrètement cette régulation nécessaire.
  • C’est utile d’être accompagné dans le dialogue et la confiance. Cette interaction régulière permet d’identifier ses habitudes ou toute situation problématique.
  • Les risques apparaissent plus concrètement dans les esprits que les opportunités qui sont souvent sous-évaluées. Pourtant, des aspects non-négligeables des bénéfices apportés par le numérique existent (développement de la créativité, stimulation de l’imaginaire, amélioration des capacités d’attention, etc.).
  • Il est toujours intéressant de clarifier la valeur des écrans dans notre vie car cela permet de savoir si nos comportements correspondent vraiment à nos aspirations. Faites deux listes. Une liste indique comment les réseaux sociaux ajoute à la qualité de votre vie. La deuxième liste décrit comment certains aspects des réseaux sociaux nuisent à la qualité de votre vie. Puis relisez la à tête reposée et voyez si des adaptations sont à effectuer.
  • Une aide extérieure peut être nécessaire si le dialogue est impossible, le déni flagrant et les situations d’agressivité ou si le dépendant aux écrans présente des signes de déséquilibre alimentaire ou du sommeil. Contactez alors un coach ou un thérapeute pour l’accompagner vers une solution satisfaisante.
  • L’un des grands dangers des écrans est d’offrir un échapatoire à tous ceux qui rencontrent des déceptions ou des frustrations dans leur vie quotidienne réelle. Si c’est quelque chose de ponctuel, c’est une bonne chose, mais si cela devient une stratégie de long terme, alors un cercle vicieux peut se mettre en place et provoquer une déconnexion d’avec la réalité.
  • Interrogez-vous sur les motifs de cette surconsommation des écrans. Il se cache souvent un “Digital Intox factor“, c’est-à-dire une habitude ou un objet connecté spécifique auquel on est particulièrement accro. Ce peut être un réseau social qui vous donne l’impression d’être relié aux autres, des séries, émissions TV ou chaînes d’infos qui, en usant de votre temps de cerveau disponible, vous divertissent de vos soucis, un petit jeu en ligne qui absorbe toute votre attention dans les transports, ou bien encore un check compulsif de votre messagerie qui vous rassure. Identifiez cet Intox factor, et focalisez vous sur lui en essayant de éguler son utilisation. Soyez alors attentif à ce qu’il se passe en vous.
  • Il y a une distinction entre les usages excessifs des écrans qui relèvent de la passion, et les usages excessifs qui relèvent de la pathologie. Qu’une personne passe beaucoup de temps sur les écrans ne signifie pas forcément que ceux-la appauvrissent sa vie.
  • On arrive difficilement à évaluer sa consommation d’écrans par soi-même. Que cela soit en quantité et en qualité, elle est souvent sous-estimée. Pour y arriver, il faudrait télécharger une app qui fera automatiquement cette évaluation ou bien vous prenez un carnet et un crayon, et pendant une semaine, noter les heures durant lesquelles vous vous connectez à Internet, aux réseaux sociaux, ou vous jouez en ligne, ou vous regardez les infos en continu, des vidéos, ou vous envoyez et répondez à des messages etc. Ecartez le temps en ligne lié au travail et à des démarches administratives, familiales, amicales. L’idée étant d’évaluer tout le temps “perdu” ou bien non nécessaire passé devant des écrans électroniques.
  • Il ne s’agit pas de critiquer en bloc la technologie puisque vous pouvez utiliser des nouveaux services numériques pour lutter contre une consommation jugée excessive des écrans. Pour vous aider à vous reprendre le contrôle, il y a des apps qui peuvent être télécharger sur votre ordinateur ou votre smartphone qui permettent de vous limiter l’accès à un site pendant une durée limitée. Choisissez le site qui vous rend accro (facebook, youtube, twitter, instagram, google ou gmail…), puis définissez un laps de temps. En choisissant par exemple Facebook et 60 minutes, vous ne pourrez pas vous rendre sur Facebook plus d’une fois par heure.
  • Faites une liste des choses que vous ne faites plus à cause de votre usage inadapté des écrans. Qui ne négligez-vous pas à cause des services numériques ? Quels hobbies, intérêts, sports, ou d’autres activités avez-vous perdu d’intérêt en raison de la quantité de temps que vous dépensez sur les réseaux sociaux?
  • Demandez à d’autres personnes (amis proches, famille) comment ils ressentent le temps que vous passez sur les réseaux sociaux. Votre relation avec cette personne pourrait-elle s’améliorer si vous réussissez à réduire le temps que vous passez sur Facebook?
  • Plus on passe de temps devant des écrans quelque soit les usages, plus on limite  l’énergie disponible pour résoudre les difficultés dans la vie réelle. Parfois on arrive même à perdre le désir d’y faire face.
  • La question de la durée est l’une des questions les plus fréquemment posées en matière de sensibilisation et de prévention aux risques posées par une utilisation inadéquate des écrans. Or il semble aussi important de déterminer les contenus utilisés et les raisons de leur utilisation.
  • En plus du coaching, vous pouvez demander l’aide de groupes de soutien. Les groupes de soutien sont utiles pour les personnes qui souhaitent partager leurs histoires avec d’autres. Ils peuvent également apprendre des autres comment ils traitent un problème spécifiques. Les groupes de soutien aident les gens à se rendre compte qu’ils ne sont pas seuls.
  • Pour éviter d’être submergé, un coach peut vois aider à vous concentrer sur ce que vous souhaitez obtenir en utilisant la technologie.:
    • Quel type d’équipement, de logiciel ou d’application souhaitez-vous utiliser?
    • Que voulez-vous gagner en l’utilisant?
    • Pourquoi voulez-vous l’utiliser?
    • Est-ce que cela vous améliore dans votre travail ou mène des activités quotidiennes?

[1] Grover A., Kamins M. A., Martin I. M., Davis S., Haws K., Mirabito A. M., Mukherjee S., Pirouz D., Rapp J. From use to abuse: When everyday consumption behaviors morph into addictive consumptive behaviors. Journal of Research for Consumers. 2011;19:1–8.
[1] Geser H. Are girls (even) more addicted? Some gender patterns of cell phone usage. Sociology in Switzerland: Sociology of the Mobile Phone. 2006