Cyberharcèlement

Cyberharcèlement

Enjeux

  • Le cyberharcèlement ou la  cyberintimidation consiste à diffuser de manière intentionnelle des textes, des images ou des lms offensants par le biais de moyens de communication modernes (téléphone mobile, tchat, réseaux sociaux, portails vidéo, forums et blogs), le but étant de calomnier, ridiculiser ou persécuter les personnes concernées. Les conséquences pour les victimes peuvent être graves: perte de la con ance en soi, angoisse
et dépression.
  • Parmi les types de cyberintimidation, il y a par exemple:
    • Flaming: combat en ligne utilisant des messages électroniques qui incluent la colère et le langage vulgaire
    • Harcèlement, menaces et harcèlement: envoi répétitif de messages cruels, vicieux ou menaçants (y compris le harcèlement sexuel)
    • Denigration: envoyer ou publier des ragots ou des rumeurs au sujet d’une personne Nuire à sa réputation ou à ses amitiés
    • Emprunt d’identité: utiliser le compte d’une autre personne pour envoyer du matériel préjudiciable ou conduire une victime dans une situation blessante ou embarrassante en faisant semblant d’être quelqu’un d’autre
  • Face aux trolls, il est difficile de filtrer l’inexactitude, la bêtise, le biais et la vénalité. Il faut dépenser beaucoup d’énergie mentale et émotionnelle pour gérer les abus sinon il faut accepter de ne pas lire les commentaires et de perdre des commentaires réellement utiles.
  • Le cyberharcèlement peut donner le sentiment de ne jamais réussir à être à la hauteur et donc mener au découragement voir à la culpabilité. D’où une situation de stress et d’angoisse.
  • La raison la plus fréquente pour l’intimidation en ligne était les problèmes relationnels, les filles étant le plus souvent victimes.
  • Selon la Royal Society pour la santé publique (RSPH), tous les réseaux sociaux ont un impact négatif sur le sommeil des jeunes. Et tous accentuent le harcèlement en ligne[1].
  • Les dispositions du droit fédéral suisses pour 
la protection des enfants et des jeunes face aux médias sont présentées dans les articles 135 et 197 du Code pénal. Sont notamment interdits:
    • le fait de donner accès à de la pornographie à un enfant de moins de 16 ans;
    • la pornographie dure (pédopornographie);
    • les actes de cruauté envers des êtres humains ou des animaux;
    • le cyberharcèlement;
    • l’incitation à la violence.
  • Quelles sont les incidences possibles de la cyberintimidation?
    • Anxiété
    • Dépression
    • Faible estime de soi
    • Plaintes physiques
    • Évitement scolaire et échec scolaire
  • Quelles sont les signes avant-coureurs de la cyberintimidation?
    • Détresse émotionnelle pendant ou après l’utilisation d’Internet ou de téléphone
    • Être très protecteur ou secret de la vie numérique
    • Retrait d’amis et d’activités
    • Évitement de l’école ou des rassemblements de groupe
    • Décrochage scolaire ou baisse des notes
    • Changements d’humeur, ou de l’appétit

Statistiques

  • Les Américains ont peur à 37% du vol d’identité, à 35,9% de la mort de quelqu’un qu’il aime, à 33% de la surveillance des données personnelles par le gouvernement, à 30% du cyber-terrorisme et à 28% du contrôle par les entreprises des données personnelles[1].
  • Facebook a dû évaluer près de 54 000 cas potentiels de pornographie vengeante (revenge porn en anglais) pour le seul mois de janvier 2017. Facebook a dû désactiver plus de 14 000 comptes liés à ces types d’abus sexuels – et 33 des cas examinés impliquaient des enfants[2].
  • 22% des jeunes suisses ont indiqué que quelqu’un voulait leur régler leur compte sur Internet (2012: 17%; 2010: 20%). Plus de 12% des personnes interrogées ont été victimes de harcèlement ou de fausses informations (2012: 3%; 2010: 10%). Un jeune sur cinq a par ailleurs reçu des invitations indésirables à connotation sexuelle[3].
  • Environ 7% des étudiants ont déclaré avoir vécu une cyberintimidation, alors que 29 pour cent disaient qu’ils étaient victimes de l’intimidation traditionnelle[4].
  • 18% des 8-17 ans français ans ont déjà été insultés sur les réseaux sociaux. Plus d’un tiers (36%) ont déjà été choqués par certains contenus ; spontanément, ils citent d’abord les contenus à caractère sexuel, puis les contenus violents ou racistes et homophobes. Quand ils ont été choqués, seuls 10% des 8-17 ans français en ont parlé à leurs parents : ils en parlent plus facilement quand le sujet des réseaux sociaux est abordé en famille[5].
  • 6% des 9-16 ans ont reçu des messages agressifs ou blessants sur Internet (et 3% en ont envoyé eux mêmes). Les deux tiers de ceux qui ont reçu ce type de messages disent s’être sentis « assez » ou « très » tracassés. Le harcèlement en ligne se déploie surtout sur les réseaux sociaux et la messagerie instantanée[6].
  • Facebook a dû évaluer près de 54 000 cas potentiels de pornographie vengeante et de «sextorisation» sur le site en un seul mois, selon un document divulgué. Les chiffres partagés avec le personnel révèlent qu’en janvier 2017, Facebook a dû désactiver plus de 14 000 comptes liés à ces types d’abus sexuels – et 33 des cas examinés impliquaient des enfants[7].

[1] http://edition.cnn.com/2017/05/19/health/instagram-worst-social-network-app-young-people-mental-health/
[2] https://blogs.chapman.edu/wilkinson/2016/10/11/americas-top-fears-2016/
[3] https://www.theguardian.com/news/2017/may/22/facebook-flooded-with-sextortion-and-revenge-porn-files-reveal
[4] Etude JAMES, la Haute école des sciences appliquées de Zurich (ZHAW), sur mandat de Swisscom, 2014
[5] Ryan Randa. The influence of the cyber-social environment on fear of victimization: Cyberbullying and school. Security Journal, 2013; 26 (4): 331
[6] TNS Sofres, L’usage des réseaux sociaux par les jeunes, 2011
[7] http://www.parcoursnumeriques.net/articles/actualites/les-jeunes-face-internet
[8] https://www.theguardian.com/news/2017/may/22/facebook-flooded-with-sextortion-and-revenge-porn-files-reveal

“Le déjeuner sur l’herbe” d’Edouard Manet revu par Kim Dong-Kyu