Décrochage scolaire

Décrochage scolaire

Enjeux

  • Les smartphones sont similaires aux machines à sous, car les deux ont un système de récompense intégré que nous trouvons difficile à résister.
  • La fascination pour la technologie est particulièrement intense chez les jeunes adultes et les étudiants en particulier[1].
  • Le temps que les enfants et les adolescents britanniques consacrent aux médias sociaux a plus que doublé au cours des 10 dernières années. Alors qu’aux États-Unis, un quart des adolescents sont en ligne “presque constamment”[2].
  • Une dépendance au téléphone cellulaire peut néanmoins nuire à la performance scolaire[3]. Il faut dire que la dépendance à l’Internet et l’épuisement scolaire peuvent se nourrir l’un l’autre[4]. Les usagers “excessifs” d’internet sont davantage susceptibles de se sentir seuls à l’école, de moins se projeter dans leurs études futures et d’arriver plus souvent en retard en cours. Les messages textuels nocturnes touchent le sommeil des adolescents et leur rendement scolaire[5].
  • Les étudiants n’ont même pas besoin d’être au  téléphone pour les distraire. Pour les tâches qui exigent un peu de concentration, la simple présence d’un téléphone mobile peut être suffisamment distrayant pour atténuer l’attention. Ceux qui sont accro à leur téléphone (connu comme étant les nomophobes) rapportent des vibrations fantômes, qui est le phénomène de la vérification du téléphone, même si aucun message n’a été reçu.
  • Être distrait au travail par un message électronique ou par un téléphone mobile peut provoquer une baisse de 10 points de QI (plus de deux fois l’impact sur le QI de fumer de la marijuana)[6].
  • Le conflit causé par l’utilisation excessive du téléphone cellulaire affecte souvent les relations entre les élèves, entre les étudiants et leurs professeurs et leurs parents, et entre les étudiants et les superviseurs au travail[7].
  • La majorité des jeunes en rupture scolaire souffrent d’avoir le sentiment de décevoir leur entourage (parents, enseignants,…). Ils passent du statut de sujet de fierté dans leur famille à celui d’incompris en échec sur qui l’on porte un regard désabusé.

Statistiques

  • 26% des jeunes passent plus de six heures par jour sur internet le week-end, et 16% y consacrent plus de six heures par jour en semaine[1].
  • La proportion de jeunes européens qui ont déclaré avoir déjà expérimenté des drogues a diminué de moitié entre 2001 et 2014. La technologie pourrait avoir contribuée à ce phénomène. Les heures consacrées aux ordinateurs et aux téléphones intelligents signifient moins de emps pour autre chosee[2].
  • Plus de la moitié des jeunes se sentent mal quand ils n’y ont pas accès à internet[3].
  • Parmi les adolescents, 60% ont admis avoir négligé le travail scolaire et un quart était en retard pour l’école parce qu’ils étaient collés aux appareils connectés.
  • Au niveau mondial, les «millenials», (ceux nés autour de l’an 2000) passent en moyenne 3,2 heures par jour devant l’écran de leur téléphone, surtout pour regarder des vidéos (2 heures par jour[4].
  • Les étudiants américains âgés de 19 à 24 ans passeraient environ 95 minutes par jour à communiquer par textos, 49 minutes par email et 39 minutes par Facebook[5].
  • Les jeunes adultes, âgés de 18 à 29 ans, envoient en moyenne 109,5 textes par jour, soit environ 3 200 messages par mois. Ils reçoivent 113 textes supplémentaires et vérifient leurs horaires 60 fois dans une journée typique et les étudiants passent environ sept heures par jour à interagir avec les technologies de l’information et de la communication.
  • Internet serait une drogue pour près d’un adolescent japonais sur dix (8,1%)[6].

[1] Shambare R., Rugimbana R., Zhowa T. Are mobile phones the 21St century addiction? African Journal of Business Management. 2012;62((2)):573–577.
[2] http://www.pewinternet.org/2015/04/09/teens-social-media-technology-2015/
[3]http://m.jbs.sagepub.com/content/45/2/83.abstract
[4] ScienceDaily, 24 mai 2016. <www.sciencedaily.com/releases/2016/05/160524093226.htm>.
[5]http://jcn.sagepub.com/content/early/2016/01/12/0883073815624758
[6] James A. Roberts, Luc Honore Petnji Yaya, Chris Manolis. The invisible addiction: Cell-phone activities and addiction among male and female college students. Journal of Behavioral Addictions, 2014; 1 (-1): 1
[7] James A. Roberts, Luc Honore Petnji Yaya, Chris Manolis. The invisible addiction: Cell-phone activities and addiction among male and female college students. Journal of Behavioral Addictions, 2014; 1 (-1): 1
http://www.telegraph.co.uk/technology/news/9714616/Mobile-phone-addiction-ruining-relationships.html