Digital burnout

Digital burnout

Enjeux

  • Le temps toujours croissant que les gens passent à l’aide de la technologie et les effets potentiellement néfastes, ces augmentations peuvent avoir des conséquences négatives sur la qualité de vie[1].
  • L’utilisation intensive des téléphones cellulaires et des ordinateurs peut être liée à une augmentation du stress, des troubles du sommeil et des symptômes dépressifs chez les jeunes adultes[2].
  • L’augmentation du multitâche médiatique était associée à une dépression plus élevée et à des symptômes d’anxiété sociale»[3].
  • Le désir de déconnexion apparaît dans des situations de saturation, de trop-plein informationnel, de débordement cognitif, de harcèlement ou de surveillance dans lequel l’individu se sent dépassé ou soumis. Dans les cas extrêmes de burn out, le rejet des services numériques fait partie intégrante d’une attitude de défense ultime qui permet à l’individu de survivre quand il ne peut plus lutter.
  • L’estime de soi est négativement liée à la fréquence des mises à jour du statut, à l’intensité de Facebook et à l’intensité de la mise à jour. Plus souvent les gens vont sur Facebook et mettent à jour leur statut, plus leur estime de soi est faible. L’utilisation de Facebook est en relation avec le narcissisme, l’estime de soi et la solitude[4]
  • La dépendance aux écrans peut générer du “zombiquisme” (l’incapacité à communiquer avec des gens qui ne sont pas à distance) ou encore la “zappite” (des crises d’ennui provoquées par l’absence de stimuli).
  • Il y aurait un lien étroit entre la forte utilisation de l’Internet et la dépression. Les utilisateurs importants sont 5 fois plus susceptibles de souffrir de dépression que les utilisateurs non-lourds[5].
  • Aux États-Unis, le taux de dépendance aux écrans serait d’environ 6% et en Chine, de 10%. Cela ne concerne pas seulement des jeunes obsédés par les jeux vidéo et en situation d’échec scolaire, il y a des gens de tous âges et de tous milieux sociaux. Par exemple, il y a un homme de plus de 70 ans qui n’utilise pas beaucoup d’ordinateur et jamais d’email mais qui a une addiction à Twitter… cet homme s’appelle Donald Trump! On peut donc être dépendant d’un seul réseau social ou bien aussi à des sites de rencontre, des sites pornographiques ou des jeux d’argent en ligne.
  • L’addiction aux écrans n’est pas reconnue médicalement parlant. L’addiction aux écrans  n’est pas reconnu en tant que tel dans les classifications internationales. Pour le moment, seul l’addiction aux jeux est reconnu médicalement. Cela ne veut pas dire que l’on ne puisse pas constater des phénomènes de dépendance mais qu’il n’y a pas un consensus scientifique sur leurs diagnostics.
  • L’anxiété sociale diffère entre les individus, il est donc logique que la relation entre la technologie et l’anxiété sociale est trouble et est souvent varie cas par cas.
  • Recevoir un e-mail, la vérification de Facebook, et obtenir un texte tous libérer de petites quantités de dopamine dans le cerveau[6]. La métaphore du tonneau des Danaïdes est alors judicieuse. C’est comme si l’on cherchait à remplir un manque par une conduite addictive.
  • Globalement les dépendants aux écrans passent moins de temps à travailler, réfléchir ou effectuer des travaux domestiques.
Ils accordent moins d’importance au repos et sont plus volontiers prêts à sacrifier leur temps de sommeil.
  • La surcharge informationnelle se nourrit d’elle-même.
  • La surcharge informationnelle est un frein à l’action dans une organisation en noyant sous un “bruit” inutile les quelques informations qui pourraient permettre à l’organisation d’agir.

Statistiques

  • Un Américain passe en moyenne plus de 10 heures par jour devant un écran électronique[1].
  • Les étudiants américains passent en moyenne près de neuf heures par jour sur leurs téléphones cellulaires[2].
  • 60 % des Français justifient que leurs usages intensifs des services numériques par le fait qu’ils leur permettent de faire plusieurs choses en même temps[3].
  • 44% des Américains utilisent leur smartphone pour échapper à une interaction sociale, avec des millénaires les plus susceptibles de le faire à 71%. …
  • Les jeunes qui passent plus de deux heures par jour à se connecter sur les sites de réseaux sociaux sont plus susceptibles de signaler une mauvaise santé mentale, y compris la détresse psychologique[4].
  • Instagram a été jugé le plus néfaste des réseaux sociaux en terme de santé mentale tandis que YouTube a été la seule plate-forme de médias sociaux qui a démontré un impact global positif sur la santé mentale des jeunes. Sept jeunes sur dix reconnaissent qu’Instagram les fait se sentir mal dans leur peau[5].
  • Les Américains ont peur à 37% du vol d’identité, à 35,9% de la mort de quelqu’un qu’il aime, à 33% de la surveillance des données personnelles par le gouvernement, à 30% du cyber-terrorisme et à 28% du contrôle par les entreprises des données personnelles[6].

[1] James A. Roberts, Luc Honore Petnji Yaya, Chris Manolis. The invisible addiction: Cell-phone activities and addiction among male and female college students. Journal of Behavioral Addictions, 2014; 1 (-1): 1
[2] Http://www.sahlgrenska.gu.se/english/news_and_events/news/News_Detail/intensive-mobile-phone-use-affects-young-people-s-epour.cid1069245
[3] https://msu.edu/~becker54/My Papers/BeckerMultitaskingDepression Revision_Preprint.pdf
[4] http://digitalcommons.pace.edu/dissertations/AAI3415681
[5] http://news.bbc.co.uk/1/hi/health/8493149.stm
[6] Tonioni F, D’Alessandris L, Lai C, Martinelli D, Corvino S, et al. (2012) Internet addiction: hours spent online, behaviors and psychological symptoms. General Hospital Psychiatry 34: 80–87

“The Ancient of Days” de William Blake revu par Kim Dong-Kyu