Entreprise

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Enjeux

  • Jack Ma, le fondateur d’Alibaba, a fait des prédictions sombres sur l’avenir des relations sociales du fait de l’émergence du numérique : « Tout au long de l’histoire, les perturbations technologiques ont suivi des trajectoires similaires: 20 ans de perturbation technologique suivies de 30 ans de changements rapides à mesure que de nouvelles technologies sont appliquées dans toute la société. Les conflits sociaux au cours des 30 prochaines années auront un impact énorme sur toutes les industries »[1].
  • La plupart des entreprises qui refusent d’adopter de nouvelles technologies ont souvent des PDG résistants aux changements. Il faut trouver les outils ou les services qui correspondent à leurs besoins techniques mais aussi aux contraintes humaines et psychologiques des dirigeants et de leurs collaborateurs.
  • En matière de surcharge informationelle, les risques pour l’entreprise sont de deux ordres : ceux liés à la qualité du processus décisionnel et ceux liés à la santé des collaborateurs ou risques psycho-sociaux.
  • Combattre le FOMO (peur de manquer une information) en entreprise nécessite de naviguer dans un grand nombre de mines numériques en attente d’explosion.
  • Le FOMO en entreprise est une forme de roulette russe numérique, où l’objet est de basculer entre les e-mails, les documents et les applications métier. Contrairement au FOMO lors de loisirs, il ne s’agit pas au travail d’une ruée vers la dopamine, mais d’éviter de se tromper dans l’envoi d’un courriel ou une notification d’annulation de commande.
  • le FOMO est aujourd’hui davantage ressentie en entreprise par le biais de la prolifération des appareils mobiles.
  • La surcharge informationnelle en entreprise se nourrit d’elle-même.
  • La surcharge informationnelle est un frein à l’action dans une organisation en noyant sous un “bruit” inutile les quelques informations qui pourraient permettre à l’organisation d’agir.
  • La surcharge informationnelle fait le bonheur des incompétents.
  • Les entreprises se doivent désormais d’adapter leurs processus organisationnels à la surchage informationnelle et d’accompagner psychologiquement leurs collaborateurs.
  • Il y a différents types de positionnements possibles en relation à l’information au sein de l’entreprise. Chaque type requiert un accompagnement différent pour n’être ni laissées sur le bord de la route de la digitalisation de l’entreprise, ni submergées par ces nouvelles technologies.
  • A chaque type d’organisation et de culture d’entreprise, correspond un type d’accompagnement différent des collaborateurs dans la transformation numérique.
  • En plus des emails, nous dépendons de plus en plus d’un nombre croissant d’outils de partage de documents, d’applications d’entreprise, de services en nuage et d’outils sociaux tels que Skype, Skype for Business, Slack, WhatsApp.
  • La cause de surcharge la plus puissante, mais la moins reconnue, est associée à une faible qualité d’information.
  • Au-delà d’une certaine quantité d’information, la qualité du processus décisionnel baisse, tant d’un point de vue de la qualité (décision rationnelle dans le contexte), que du temps pour prendre la décision (une décision qui intervient trop tard n’est pas bonne). Or on sait que les personnes ont tendance à augmenter naturellement le volume d’informations qui leur est nécessaire pour se rassurer…
  • Parmi les risques pour les cadres : accroissement de la charge de travail, fractionnement du travail, gestion de l’activité en flux tendu, transfert de stress du travail à la maison.
  • Quand l’addiction aux écrans est uniquement professionnele, elle relève alors plutôt du « Workoolisme » (l’addiction au travail).
  • Notre habitude croissante de multitâche rend difficile de filtrer des stimuli non pertinents. Le multitâche multimédia et le passage rapide d’une tâche à l’autre peuvent affaiblir le cortex cingulaire antérieur de votre cerveau, qui est impliqué dans l’information de haut niveau et le traitement de l’émotion[2].

Statistiques

  • L’employé de bureau est en moyenne distrait toutes les 3 minutes[1].
  • Le collaborateur peut prendre jusqu’à 25 minutes pour reprendre sa concentration après avoir été distrait[2].
  • Depuis 2000 (juste avant la décollage de la technologie mobile), la durée d’attention moyenne est tombée de 12 secondes à huit secondes[3].
  • En moyenne, 72 % des cadres travaillent dans des entreprises qui n’ont pris aucune mesure de régulation de la communication circulant par les TIC[4].
  • Les femmes consacrent plus de temps aux messages textuels que les hommes (105 minutes par jour contre 84 minutes, respectivement), Bien que les femmes aient passé plus de temps textuellement, elles n’ont pas envoyé beaucoup plus de textes que les hommes[5].

[1]  http://fortune.com/2017/04/24/alibaba-jack-ma-internet-economy/
[2] Http://journals.plos.org/plosone/article?id=10.1371/journal.pone.0106698
[3] Https://www.wsj.com/news/articles/SB10001424127887324339204578173252223022388
[4] Http://www.nytimes.com/2013/05/05/opinion/sunday/a-focus-on-distraction.html
[5] Http://time.com/3858309/attention-spans-goldfish/
[6] http://www.pewinternet.org/2016/06/22/social-media-and-the-workplace/
[7] James A. Roberts, Luc Honore Petnji Yaya, Chris Manolis. The invisible addiction: Cell-phone activities and addiction among male and female college students. Journal of Behavioral Addictions, 2014; 1 (-1): 1 DOI: 10.1556/JBA.3.2014.015