Etudiants

Etudiants

Enjeux

  • Les étudiants sont ce qu’on appelle les “digital natives“, c’est-à-dire qu’ils sont nés après l’émergence de l’Internet.
  • La génération Y et les “digital natives” n’ont ni les mêmes usages ni les mêmes perceptions de ces usages que les X (nés entre 1960 et 1981).  C’est particulièrement vrai pour des réseaux sociaux tels que Snapchat ou le fait que l’email n’est plus le moyen de communication par défaut.
  • Pour parler d’addiction, plusieurs critères sont grosso modo nécessaires : une perte de contrôle (le plaisir l’emporte sur la raison, le besoin l’emporte sur le désir), des conséquences nocives (problèmes sociaux et/ou sanitaires) et la souffrance de l’individu.
  • Des algorithmes sont désormais capables de prédire des tentatives de suicide avec une précision étonnante. Cela pourrait être le chaînon manquant qui mène à des progrès majeurs dans la réduction de l’automutilation par la prédiction et la prévention[1].
  • L’addiction aux écrans n’est pas reconnue médicalement parlant. L’addiction à internet  n’est pas reconnu en tant que tel dans les classifications internationales. Pour le moment, seul l’addiction aux jeux est reconnu médicalement. Cela ne veut pas dire que l’on ne puisse pas constater des phénomènes de dépendance mais qu’il n’y a pas un consensus scientifique sur leurs diagnostics.
  • Aux États-Unis, le taux de dépendance des étudiants aux écrans serait d’environ 6% et en Chine, de 10%. Ce phénomène ne concerne néanmoins pas seulement des étudiants obsédés par les jeux vidéo et en situation d’échec scolaire, il y a des gens de tous âges et de tous milieux sociaux. Par exemple, il y a un homme de plus de 70 ans qui n’utilise pas les ordinateurs ni les emails mais qui a une addiction à Twitter… Cet homme est le Président Donald Trump! On peut donc être dépendant d’un seul réseau social ou bien aussi à des sites de rencontre, des sites pornographiques ou des jeux d’argent en ligne.
  • Les étudiants qui passent plus de deux heures par jour à se connecter sur les réseaux sociaux sont plus susceptibles de signaler une mauvaise santé mentale, y compris la détresse psychologique[2].
  • La surconsommation d’écrans par les étudiants est une voie d’évacuation pratique pour ceux ayant une aversion à des situations sociales ou avec une sorte d’anxiété sociale. Par exemple, si les adolescents ont du mal à faire des amis ou à avoir un sentiment d’appartenance à l’école, ils peuvent se retirer vers le monde sûr et sans jugement de l’Internet afin de ne pas être menacé.
  • Les adolescents sont à une période de leur vie ou ils cherchent à se construire une identité propre. L’adolescent peut trouver dans le numérique les outils pour une expérimentation de ses limites, une confrontation à la norme, une prise de risque(s), 
l’adoption de conduites d’essai, la transgression de certains interdits.
  • Internet est le lieu idéal pour être au courant des dernières tendances. C’est aussi un lieu qui leur permet de s’exprimer sur des questions qu’un adolescent aurait du mal à poser ou à partager avec sa famille (la dernière vidéo d’une fête alcoolisée entre copains, par exemple).
  • De nombreux étudiants ne peuvent imaginer une existence sans téléphones cellulaires. La recherche suggère que l’utilisation des médias est devenue une partie aussi importante de la vie étudiante qu’elle est «invisible» et que les étudiants ne se rendent pas nécessairement compte de leur dépendance et / ou de leur dépendance à leurs téléphones cellulaires[3].
  • Les dispositions du droit fédéral suisses pour 
la protection des enfants et des étudiants face aux médias sont présentées dans les articles 135 et 197 du Code pénal. Sont notamment interdits:
    • le fait de donner accès à de la pornographie à un enfant de moins de 16 ans;
    • la pornographie dure (pédopornographie);
    • les actes de cruauté envers des êtres humains ou des animaux;
    • le cyberharcèlement;
    • l’incitation à la violence.

Statistiques

  • 24% des adolescents âgés de 13 à 17 ans déclarent utiliser Internet “presque constamment[1].
  • 60% des étudiants américains admettent qu’ils peuvent être accrox à leur téléphone cellulaire[2] .
  • Internet est considéré une drogue pour près d’un adolescent japonais sur dix (8,1%)[3].
  • L’adolescence est le moment sensible où 90% des conduites addictives peuvent prendre racine, mais l’addiction ne concerne que 5 à 10% de la population générale.
  • La proportion de étudiants européens qui ont déclaré avoir déjà expérimenté des drogues a diminué de moitié entre 2001 et 2014. La technologie pourrait avoir contribuée à ce phénomène. Les heures consacrées aux ordinateurs et aux téléphones intelligents signifient moins de emps pour autre chosee[4].
  • Facebook a dû évaluer près de 54 000 cas potentiels de pornographie vengeante  (revenge porn) pour le seul mois de janvier 2017. Facebook a dû désactiver plus de 14 000 comptes liés à ces types d’abus sexuels – et 33 des cas examinés impliquaient des enfants[5].
  • L’anxiété et la dépression ont augmenté de 70% chez les étudiants de moins de 25 ans[6]..
  • Instagram a été jugé le plus mauvais des réseaux sociaux en terme d’impact sur la sentée mentale des utilisateurs tandis que YouTube a été la seule plate-forme de médias sociaux qui a démontré un impact global positif sur la santé mentale des jeunes. Sept étudiants sur dix reconnaissent qu’Instagram les fait se sentir mal dans leur peau[7].
    • Seuls 55% des 8-17 ans français discutent avec leurs parents des réseaux sociaux, principalement du temps d’utilisation plus que des usages[8].
    • 18% des 8-17 ans français ans ont déjà été insultés sur les réseaux sociaux. Plus d’un tiers (36%) ont déjà été choqués par certains contenus ; spontanément, ils citent d’abord les contenus à caractère sexuel, puis les contenus violents ou racistes et homophobes. Quand ils ont été choqués, seuls 10% des 8-17 ans français en ont parlé à leurs parents : ils en parlent plus facilement quand le sujet des réseaux sociaux est abordé en famille[9].
    • Facebook constituait désormais la principale source d’information politique des 18-33 ans. 61% des étudiants Américains déclarent en effet avoir accès à la plupart des informations politiques et gouvernementales via Facebook, loin devant CNN (44%), la télévision locale (37%) et Google News (33%)[10].
    • Lorsque l’on interroge les 18-24 ans français sur les canaux qui leur permettent d’accéder à de l’information en ligne, les réseaux sociaux arrivent très largement en tête des réponses avec plus de 73% des répondants qui indiquent accéder à l’actualité par les réseaux sociaux, fortement consultés sur les terminaux mobiles, au moins une fois par jour, supplantant les sites d’information, les applications mobiles et même leurs dispositifs d’alertes push[11].
    • La part des étudiants adultes suisses de 16 à 29 ans qui s’informent régulièrement via les médias traditionnels est passée entre 2009 et 2015, de 44% à 26 pour les journaux imprimés, de 65% à 39% pour la télévision et de 66% à 53% pour la radio[12].