Jeux d’argent

Jeux d’argent

Enjeux

  • Les smartphones sont similaires aux machines à sous, car les deux ont un système de récompense intégré que nous trouvons difficile à résister.
  • Les jeux d’argent en ligne, avec leurs millions de joueurs, ont certes un pouvoir addictif mais ne constitue un vrai problème que pour une minorité d’utilisateurs.
  • Les mineurs sont également concernés du fait de l’absence de contrôle de l’âge, leur permettant d’accéder à des jeux normalement non disponibles.
  • Les usages principaux du jeu d’argent en ligne sont: le casino en ligne, le poker virtuel et le pari sportif.
  • Le premier casino virtuel a été ouvert sur Internet en 1995.
  • L’Association américaine de psychiatrie (APA) a ajouté une catégorie de dépendances comportementales dans sa mise à jour de 2013 du Manuel diagnostique et statistique des troubles mentaux (DSM), mais a inclus un seul de ces troubles: la dépendance au jeu, qu’elle avait précédemment incluse comme «jeu pathologique». “
  • Il existe un certain nombre de facteurs qui rendent les activités en ligne comme le jeu de l’Internet potentiellement séduisante et addictive. De tels facteurs incluent l’anonymat, la commodité, l’évasion, la dissociation, l’accessibilité, l’interactivité, la désinhibition, la simulation et le potentiel de fournir une excitation ou une distraction à court terme.
  • La dématérialisation de l’argent, le cycle de jeu court qui réduit la boucle de récompense, le contexte et l’environnement du jeu (l’individu se retrouve souvent seul devant 
son ordinateur, sans frein pour son jeu et avec peu de repère temporel) et la régularité des compétitions entre joueurs incitant à atteindre le niveau souhaité (poker)  sont d’autres facteurs importants de cet engouement.
  • Plusieurs facteurs peuvent modifier la perception que l’utilisateur des jeux d’argent en ligne peut avoir d’une surconsommation numérique, le contexte de sa famille, son milieu social, son âge, son sexe et sa formation, la place dans sa fratrie…
  • Les joueurs adolescents semblent avoir le même profil psychologique que les joueurs adultes. Leur implication dans le jeu d’argent en ligne peut avoir un impact négatif sur leur capacité de prise de décision qui, à l’adolescence, se développe toujours.[1]
  • Cette addiction se traduit par 3 phases qui sont une phase de gain, une phase de perte et l’envie de « se refaire » puis une phase de désespoir entraînant elle-même une 4ème phase, celle du jeu, en faisant une véritable compulsion, excluant toute notion de plaisir.
  • Paradoxalement, lorsque le joueur pathologique se sent en difficulté (par exemple, impuissant, coupable, anxieux ou déprimée), il peut mettre en péril ou perdre, en raison du jeu, une relation significative, un emploi ou une opportunité d’éducation ou de carrière.
  • Tout en mentant pour dissimuler son implication dans le jeu, le joueur pathologique peut s’appuyer sur d’autres pour fournir de l’argent pour soulager les situations financières désastreuses causées par le jeu.

Statistiques

  • Le joueur de casino en ligne typique était susceptible d’être féminin (54,8%), avoir entre 46 et 55 ans (29,5%), jouer deux ou trois fois par semaine (37%), avoir joué pendant deux à trois Années (22,4%), jouer entre une et deux heures par session (26,5%) et parier entre 30 $ et 60 $ par séance (18,1%)[1].
  • Le joueur de poker Internet typique était susceptible d’être masculin (73,8%), être âgé de 26 à 35 ans (26,9%), jouer deux ou trois fois par semaine (26,8%), avoir joué pendant deux à trois ans (23,6%) et jouer entre une et deux heures par session (33,3%)[2]

[1] Dr. Mark Griffiths, Professor of Behavioural Addiction, International Gaming Research Unit, Nottingham Trent University, Nottingham, UK
[2] Internet Addiction: A Handbook and Guide to Evaluation and Treatment, Kimberly S. Young, Cristiano Nabuco de Abreu, John Wiley & Sons, 7 oct. 2010
[3] Internet Addiction: A Handbook and Guide to Evaluation and Treatment, Kimberly S. Young, Cristiano Nabuco de Abreu, John Wiley & Sons, 7 oct. 2010

« Les joueurs de cartes » de Paul Cézanne revu par Kim Dong-Kyu