Réseaux sociaux

Réseaux sociaux

Enjeux

  • Les smartphones sont similaires aux machines à sous, car les deux ont un système de récompense intégré que nous trouvons difficile à résister.
  • En quelques années, les réseaux sociaux sont devenu un lieu central des activités culturelles, informationnelles et communicationnelles.
  • Les réseaux sociaux offrent à leurs utilisateurs de nombreuses possibilités de communiquer avec leurs amis, famille et connaissances en leur permettant de rester en contact permanent.
  • Les réseaux sociaux offrent la possibilité d’afficher sa personnalité et ses centres d’intérêt par le biais d’un profil personnel et des photos.
  • Les commentaires et autres feed-back (grâce notamment à la fonction «j’aime» de Facebook) sont des fonctionnalités importantes. Cliquer sur « J’aime » et « Retweet » entraîne une décharge de dopamine, un neurotransmetteur addictif, pouvant provoquer une dépendance comparable au tabac, à l’alcool ou au jeu[1].
  • La quasi totalité des jeunes occidentaux possèdent au moins un profil sur un réseau social[2]. Ils les utilisent pour se développer, pour s’émanciper et pour acquérir et améliorer leurs compétences sociales.
  • Ne pas utiliser les réseaux sociaux n’est plus un choix simple. Une fois qu’un réseau atteint une masse critique, la liberté de choix du consommateur diminue quant à savoir si un service est meilleur qu’un autre, mais un choix de style de vie beaucoup plus large.
  • Les plates-formes de médias sociaux suivent la loi de Metcalfe, qui dicte que la valeur d’un réseau est proportionnelle au carré du nombre d’utilisateurs connectés. Un réseau de 2 milliards d’utilisateurs ne vaut donc pas 10 fois plus qu’un réseau de 200 millions, mais cent fois plus. L’impact de ces effets de réseau est que le coût de l’option d’exclusion est tout aussi exponentiel. Si vous choisissez de ne pas utiliser une plate-forme dominante, vous payez une pénalité sociale.
  • Et à mesure que de plus en plus de nos vie privée, du travail et de la vie publique se déplacent vers les médias sociaux, ceux qui choisissent de se retirer sont de plus en plus considérés comme isolés. Les géants de la Silicon Valley aiment prétendre que “la concurrence est à un seul clic”. En pratique, la concurrence est hors jeu.
  • Au fur et à mesure que de nouvelles fonctionnalités sont ajoutées, telles que les services de paiement, les frontières entre services et contenu deviennent floues.
  • Les réseaux sociaux possèdent un potentiel de dépendance, car ils donnent le sentiment que les amis et autres contacts sont disponibles à tout moment. Les jeunes, pour qui la reconnaissance sociale est importante,
y sont particulièrement sensibles.
  • Pour parler d’addiction, plusieurs critères sont grosso modo nécessaires : une perte de contrôle (le plaisir l’emporte sur la raison, le besoin l’emporte sur le désir), des conséquences nocives (problèmes sociaux et/ou sanitaires) et la souffrance de l’individu.
  • Contrairement l’addiction au jeu en ligne, la dépendance aux médias sociaux n’est pas encore officiellement reconnue dans la «bible de la psychologie et de la psychiatrie», le DSM 5 (manuel diagnostique et statistique des troubles mentaux, version 5).
  • Plus on passe de temps devant des écrans quelque soit les usages, plus on limite  l’énergie disponible pour résoudre les difficultés dans la vie réelle. Parfois on arrive même à perdre le désir d’y faire face.
  • Par rapport à d’autres types d’obsessions numériques, l’addiction de Facebook peut être plus difficile à repérer et plus facile à justifier. Quelqu’un avec une dépendance au jeu vidéo aurait de la difficulté à convaincre que ses comportements de jeu obsessionnel sont bénéfiques alors qu’il est aisé de justifier un usage excessif de Facebook : Pourquoi communiquer avec ses amis serait-il un problème?
  • La dépendance aux réseaux sociaux est une dépendance secondaire. C’est souvent une tentative d’échapper à un autre problème plus important, comme l’ennui, la faible estime de soi, les problèmes relationnels, etc[3].
  • Le temps passé dans une activité en ligne ne correspond pas nécessairement au potentiel addictif de l’activité[4].
  • Les activités qui affectent de manière significative la dépendance des femmes aux téléphones cellulaires sont: Pinterest, Instagram, iPod, Amazon et le nombre d’appels effectués[5].
  • Parmi les trois activités en ligne que les étudiants utilisent le plus (les messages textuels, les courriers électroniques et la visite de Facebook), seul l’utilisation de Facebook est, chez les hommes, significativement associée avec une dépendance au téléphone cellulaire[6].
  • Les hommes semblent statistiquement plus susceptibles de devenir accro aux jeux en ligne, au jeu d’argent et à la cyber pornographie, tandis que les femmes aux médias sociaux, aux téléphones et aux achats en ligne[7].
  • Les excès de socialisation derrière un écran peut isoler et créer des problèmes de santé mentale.
  • Les jeunes qui passent plus de deux heures par jour à se connecter sur les sites de réseaux sociaux sont plus susceptibles de signaler une mauvaise santé mentale, y compris la détresse psychologique[8].
  • Il y a un lien entre l’utilisation lourde de Facebook et les symptômes dépressifs, y compris une faible estime de soi[9]. Plus les gens passent sur Facebook et mettent à jour leur statut, plus leur estime de soi est faible[10].
  • Cela ne concerne pas seulement des jeunes obsédés par les jeux vidéo et en situation d’échec scolaire, il y a des gens de tous âges et de tous milieux sociaux.
  • Aucun profil spécifique d’individu ne correspond à parfaitement au cyberdépendant, au cyberangoissé, au cyberjaloux, au cyberjoueur, au cyberinformé. Leur profil n’a pas d’âge, n’a pas de sexe, n’appartient pas à une catégorie socioprofessionnelle précise.
  • Par exemple, il y a un homme de plus de 70 ans qui utilise rarement les ordinateurs et l’email mais qui a une addiction à Twitter… cet homme s’appelle Donald Trump! On peut donc être dépendant d’un seul réseau social et pas des autres services numériques.
  • Les motifs à l’origine d’une utilisation excessive des réseaux sociaux ne résident pas dans la nature même du réseau social, mais s’expliquent généralement par la recherche d’attention, de considération et d’appartenance, voire la peur de la solitude.
  • L’utilisation accrue de Facebook peut prédiir de manière significative la jalousie[11].42% des mères américaines auraient un «stress de Pinterest» – et s’inquiètent de n’être pas assez créatives[12].
  • Instagram a été jugé le plus mauvais des réseaux sociaux tandis que YouTube a été la seule plate-forme de médias sociaux qui a démontré un impact global positif sur la santé mentale des jeunes. Sept jeunes sur dix reconnaissent qu’Instagram les fait se sentir mal dans leur peau.
  • Même si Instagram affectait négativement l’image corporelle, les modes de sommeil et génère du «FOMO» – la peur de manquer une information -, l’application est également une sortie positive pour l’expression de soi et l’identité de soi pour beaucoup des jeunes utilisateurs.
  • Il y a deux types d’usagers de Facebook : les usagers passifs et les usagers actifs. Les usagers passifs consultent ou surveillent la vie des autres usagers en regardant leurs profils. Les usagers actifs sont ceux qui interagissent avec d’autres contacts sur Facebook. De façon générale, les communications actives réduiraient le sentiment de solitude et favoriseraient le bien-être.
  • Certaines personnes, notamment les femmes et les adolescents, seraient plus sujets aux effets néfastes de l’utilisation passive de Facebook.
  • Les usagers qui possèdent un réseau social dans le monde réel assez développé ont plus de bénéfices à utiliser les réseaux sociaux car ils peuvent plus facilement consolider et maintenir leurs relations existantes[13].
  • Les réseaux sociaux en tant que tels ne génèrent pas d’isolement. Bien souvent, les amitiés réelles sont de fait intensifiées par la communication en ligne et il est en outre bien plus simple d’entretenir des contacts avec des amis partout dans le monde.
  • Les réseaux sociaux renforcent le comportement de communication personnel: celles et ceux qui éprouvent déjà des difficultés à nouer des contacts et des relations basées sur la confiance dans le monde réel auront peut-être encore plus de difficultés à le faire
en ligne.
  • À mesure que les médias sociaux se développent non seulement pour dans de nouvelles parties de notre vie, les réseaux sociaux ont de plus en plus d’impact sur la société et notamment au niveau politique.
  • En quelques années seulement, Twitter et Facebook ont profondément changé nos habitudes en matière de consommation d’information. Une bonne partie des internautes s’informent désormais avant tout par les médias sociaux.
  • Les internautes apprécient que les informations qui leur arrivent via les réseaux sociaux soient pré-sélectionnées pour eux. S’ils apprécient les possibilités offertes par les algorithmes de recommandation des réseaux sociaux, les internautes expriment malgré tout des inquiétudes concernant leur utilisation systématique.
  • L’exposition sur les réseaux sociaux à l’information peut y être volontaire (abonnements à des pages médias) ou accidentelle: un ami qui interagit avec un contenu d’actualité (like, partage, commentaire) et donc nous y expose dans notre fil d’actualités, ou alors un groupe auquel on est abonné qui va poster un contenu et/ou chercher à en discuter.
  • Les géants du numérique comme Facebook prétendent que le 21ème siècle des réseaux sociaux sera mieux et plus compatissant que le 20ème siècle dominé par la télévision. Il semble néanmoins que Facebook agisse en fait un peu comme un puissant gaz à effet de serre pour notre atmosphère sociale collective. La télévision l’était aussi, bien sûr, mais c’était comme du CO2 alors que la dangerosité des usages inadaptés des réseaux sociaux ressemblerait plus à du méthane.
  • Le ciblage comportemental de Facebook ne reflète pas seulement les comportements des utilisateurs, il cherche aussi à les influencer. Les algorithmes de News Feed fonctionnent de manière à ce que plus vous vous engagez avec les messages d’un utilisateur spécifique, plus souvent ses messages vous sont affichés. Plus vous interagissez avec eux et plus vous isolez du reste de vos amis. Par ailleurs, comme “engagement” est la métrique dominante, Facebook augmente de préférence la visibilité des posts qui génèrent choc et indignation. Cette distorsion ne s’applique pas seulement à Facebook mais à tous les réseaux sociaux avec des flux algorithmiques “intelligents” qui optimisent l’engagement.
  • En 2017, un homme a été condamné pour avoir liké des commentaires sur Facebook jugés diffamatoires. Les commentaires likés accusaient un défenseur de la cause animale suisse, d’être un “fasciste”, “antisémite” et “raciste”[14].
  • Les interactions en ligne peuvent être nuisibles à la fois pour ce qu’elles fournissent en risques et en pièges, et pour ce qu’elles ne peuvent fournir. Les personnes qui communiquent par webcam ne semblent jamais se regarder dans les yeux, car les yeux de l’autre personne ne sont pas parfaitement alignés avec la webcam qui transmet votre regard. Le contact visuel constant même l’odeur d’une autre personne, sont des paramètres importants pour la qualité d’une relation.
  • Les téléphones sont toxiques pour les enfants car ils ne regardent pas les gens quand ils leur parlent et ne construisent pas d’empathie[15].
  • Même lorsque les adolescents communiquent en face-à-face, la simple présence de smartphones risque de diminuer la qualité de leur connexion.
  • Les téléphones perturbent l’existence des enfants, même s’ils ne sont pas utilisés activement. Ils sont distrayants car ils nous rappellent le monde au-delà de la conversation immédiate.

Statistiques

  • L’utilisateur américain moyen passe 1,72 heures par jour uniquement sur les réseaux sociaux[1].
  • Un quart des français de 46-65 ans sur Facebook tous les jours. Quant aux internautes plus âgés (46-65 ans), ils passent une heure et demie par jour en moyenne sur leur smartphone, une utilisation moins intensive que celle des 16-30 ans mais de plus en plus régulière. Près d’un quart d’entre eux (24%) utilisent ainsi quotidiennement Facebook[2].
  • Ceux qui utilisent 7-10 plateformes de médias sociaux étaient 3 fois plus susceptibles de signaler des symptômes dépressifs que ceux qui utilisent 2 ou moins[3].
  • Un journaliste a envoyé à Noel 600 cartes de veux à des inconnus et en a reçu 200. C’est le pouvoir de réciprocité des réseaux sociaux[4].
  • Pour les utilisateurs de Facebook, le principal moteur est l’engagement. L’expérience sociale sur la Toile rassemble facilement autour d’un même sujet et, devant les vidéos (12%), les photographies (14%) ou autres discussions et événements (46%), ce sont les informations qui provoquent le plus fort engagement chez les consommateurs de contenus, avec un taux de 50%[5].
  • 70% des accros à Facebook souffriraient de phobie sociale. Ces accros se connectent en moyenne 11 fois par jour et pendant plus de 3 heures au total (191 min), là où les autres utilisateurs ne se connectent que 5 fois, en moyenne, pour une durée globale de 57 minutes. Les «addicts» ont aussi plus d’amis strictement virtuels, qu’ils n’ont jamais rencontrés: 179 versus 95 pour les utilisateurs «normaux». Il faut dire qu’ils sont 21% à utiliser Facebook pour rencontrer de nouvelles personnes, alors que ce n’est le cas que de 2% des autres connectés.
  • L’usage de Facebook s’avère bénéfique pour les non-addicts et négatif pour les addicts. En général, les femmes et les jeunes sont plus fréquemment touchés par la phobie sociale. 48% des addicts sont dépressifs contre une prévalence limitée à 9% chez les autres utilisateurs du réseau social. L’anxiété est également plus répandue: 69% versus 42%[6].
  • Les jeunes filles semblent globalement bien mieux résister que les jeunes garçons aux formes les plus aigues de cyberaddictions, tout en étant inversement nettement plus attachées qu’eux à leur smartphone[7].
  • Les adultes américains utilisent Facebook à 64%, contre 51% pour YouTube, 19% pour LinkedIn, 16% pour Twitter… Le divertissement prime face à l’information sur Facebook, avec seulement 3 utilisateurs sur 10 qui y suivent avant tout l’actualité. À l’inverse, des plateformes beaucoup moins utilisées comme Reddit voient leurs abonnés consommer 62% de contenus médiatiques[8].
  • 40% des utilisateurs américains de Facebook considèrent le site comme une source d’informations importante, 31% qui suivent des événements en direct et seulement 28% qui publient à ce sujet[9].
  • 61% des des 18-33 ans Américains déclarent avoir accès à la plupart des informations politiques et gouvernementales via Facebook, loin devant CNN (44%), la télévision locale (37%) et Google News (33%)[10].
  • 73% des 18-24 ans français indiquent accéder à l’actualité avant tout par les réseaux sociaux. Ils le font par les terminaux mobiles, au moins une fois par jour[11].
  • La part des jeunes adultes suisses de 16 à 29 ans qui s’informent régulièrement via les médias traditionnels est passée entre 2009 et 2015, de 44% à 26 pour les journaux imprimés, de 65% à 39% pour la télévision et de 66% à 53% pour la radio[12].
  • Aux Etats-Unis, près du quart des répondants pensent que les informations recommandées sur la base de ce que leurs contacts ont apprécié sont les plus pertinentes. Ils sont néanmoins 59% à craindre de manquer de points de vue divergents sur un sujet, et 49% à s’inquiéter pour la protection de leur vie privée[13].
  • Seuls 18% des jeunes français pensent que les informations circulant sur Facebook sont fiables car s’y mélangent sur leur fil d’actualité des «informations» de registre fort différent, y compris à la crédibilité douteuse, ou dont le but premier est moins d’informer que de distraire, voire de faire rire.
  • 45,7% affirment que le caractère «amusant ou divertissant» du contenu reçu constitue une «raison majeure» de cliquer dessus pour en savoir plus[14].
  • Facebook a dû évaluer près de 54 000 cas potentiels de pornographie vengeante (revenge porn en anglais) pour le seul mois de janvier 2017. Facebook a dû désactiver plus de 14 000 comptes liés à ces types d’abus sexuels – et 33 des cas examinés impliquaient des enfants[15].

[1] http://videos.tf1.fr/infos/2013/la-grande-bretagne-traite-la-dependance-aux-reseaux-sociaux-7820669.htmls
[2] Etude JAMES, la Haute école des sciences appliquées de Zurich (ZHAW), sur mandat de Swisscom, 2014
[3] Roberts J. A., Pirog III, S. F. A preliminary investigation of materialism and impulsiveness as predictors of technological addictions among young adults. Journal of Behavioral Addictions. 2012;2((1)):56–62.
[4] James A. Roberts, Luc Honore Petnji Yaya, Chris Manolis. The invisible addiction: Cell-phone activities and addiction among male and female college students. Journal of Behavioral Addictions, 2014; 1 (-1): 1
[5] James A. Roberts, Luc Honore Petnji Yaya, Chris Manolis. The invisible addiction: Cell-phone activities and addiction among male and female college students. Journal of Behavioral Addictions, 2014; 1 (-1): 1
[6] James A. Roberts, Luc Honore Petnji Yaya, Chris Manolis. The invisible addiction: Cell-phone activities and addiction among male and female college students. Journal of Behavioral Addictions, 2014; 1 (-1): 1
[7] Cecilie Schou Andreassen, Joël Billieux, Mark D. Griffiths, Daria J. Kuss, Zsolt Demetrovics, Elvis Mazzoni, Ståle Pallesen. The relationship between addictive use of social media and video games and symptoms of psychiatric disorders: A large-scale cross-sectional study.. Psychology of Addictive Behaviors, 2016; 30 (2): 252 DOI: 10.1037/adb0000160
[8] http://edition.cnn.com/2017/05/19/health/instagram-worst-social-network-app-young-people-mental-health/
[9] Http://www.medicalnewstoday.com/articles/292081.php
[10] http://digitalcommons.pace.edu/dissertations/AAI3415681/
[11] Muise et al. (2009). http://sexresearchandthecity.com/wp-content/uploads/2011/04/Facebook-Jealousy.pdf
[12] Http://www.today.com/parents/pinterest-stress-afflicts-nearly-half-moms-survey-says-1C9850275
[13] Frison, E. & Eggermont, S. (2016). Exploring the relationships between different types of Facebook use, perceived online social support, and adolescents’ depressed mood. Social Science Computer Review, 34(2), 153-171.
[14] http://www.businessinsider.fr/un-suisse-condamne-pour-la-premiere-fois-pour-avoir-like-des-commentaires-sur-facebook
[15] http://nymag.com/scienceofus/2017/03/kids-are-better-friends-if-they-spend-time-away-from-screens.html
[16] Http://www.adweek.com/socialtimes/wp-content/uploads/sites/2/2015/01/time-spent-social-networking.png
[17] http://www.lefigaro.fr/actualite-france/2015/11/30/01016-20151130ARTFIG00275-les-16-30-ans-passent-en-moyenne-une-journee-par-semaine-sur-leur-smartphone.php
[18] Http://www.upmc.com/media/NewsReleases/2016/Pages/primack-sm-multi-platform.aspx
[19] http://www.npr.org/blogs/health/2012/11/26/165570502/give-and-take-how-the-rule-of-reciprocation-binds-us
[20] http://www.journalism.org/2014/03/26/8-key-takeaways-about-social-media-and-news/
[21] http://www.lefigaro.fr/hightech/2012/10/08/01007-20121008ARTFIG00498-facebook-et-twitter-plus-tentants-que-le-sexe-et-l-alcool.php
[22] https://fr.wikipedia.org/wiki/D%C3%A9pendance_au_smartphone#cite_note-EffetGenre2014-13
[23] http://www.journalism.org/2014/03/26/8-key-takeaways-about-social-media-and-news/
[24] http://www.blogdumoderateur.com/facebook-twitter-consommation-information/
[25] http://www.journalism.org/2014/03/26/8-key-takeaways-about-social-media-and-news/
[26] http://www.slate.fr/story/142307/jeunes-consomment-information-facebook
[27] https://www.letemps.ch/suisse/2015/10/26/jeunes-preferent-s-informer-via-facebook-twitter
[28] http://www.journalism.org/2014/03/26/8-key-takeaways-about-social-media-and-news/
[29] http://www.slate.fr/story/142307/jeunes-consomment-information-facebook
[30] https://www.theguardian.com/news/2017/may/22/facebook-flooded-with-sextortion-and-revenge-porn-files-reveal

“L’absinthe” d’Edgar Degas revu par Kim Dong-Kyu